lundi 1 décembre 2008

Expo : 1945-1949 Repartir à zéro, comme si la peinture n'avait jamais existé


Cette grande exposition est consacrée à l’art de l’après seconde guerre mondiale, en Europe et en Amérique du nord. Nombre d’artistes choisissent de “repartir à zéro, de peindre comme si la peinture n’avait jamais existé”, pour reprendre la formule du peintre américain Barnett Newman.
L’exposition propose d’explorer le foisonnement de la création à cette époque. Elle présentera les œuvres de quelques personnalités reconnues : Jackson Pollock, Barnett Newman, Mark Rothko, Willem de Kooning, Jean Fautrier, Pierre Soulages, Germaine Richier... Mais elle donnera l’occasion de découvrir d’autres artistes moins célébrés aujourd’hui :
- d’Europe : Asger Jorn et le groupe CoBrA, Antoni Tapiès, Carl Buchheister, Lucio Fontana
- de la Côte Ouest des Etats-Unis : Frank Lobdell, Sam Francis
- du Canada : Jean-Paul Riopelle.
L'exposition montrera également des ensembles monographiques exceptionnels.
Cette période est un moment décisif dans la carrière de quelques-uns des plus grands artistes du XXe siècle – Pollock, Newman, Rothko, Soulages, Fontana – qui créèrent alors certains de leurs chefs-d’œuvre. Beaucoup de ces chefs-d’œuvre sont rassemblés ici pour la première fois.

Mon avis : Magnifique exposition, très bien construite et très documentée. On déambule parmis ces peintures, on découvre beaucoup de choses, on apprend tout au long. L'ambiance peut paraître forte et lourde mais cela fait comprendre le traumatisme de la Seconde guerre mondiale et certainement la volonté de tout mettre à plat, tout effacer et recréer une nouvelle peinture, un nouvel art.
Le plus : la découverte de peintres inconnus ou méconnus.

Théâtre : riverside drive



Du 19 nov au 07 déc 2008 au théâtre des maronniers
De Woody Allen
Jeu : Romaine Friess, Alain Gandy et Vincent Puysségur
Création musicale : Yvan Caillat
Lumières : Philippe Andrieux
Mise en scène : Vincent Puysségur
Compagnie Le Radeau
Riverside Drive de Woody Allen est tirée d’un recueil de trois pièces parues sous le titre «Adultères », mettant en scène la complexité des rapports humains, spécialement en ce qui concerne le sentiment amoureux. Dans un langage drôle, cruel, et sous une apparente légèreté, se cache une véritable réflexion sur la nature humaine et sa condition. Jim, auteur à succès new-yorkais, a rendez-vous avec sa maîtresse Barbara. Mais il rencontre Fred, personnage surréaliste, inquiétant, qui ouvre la porte du cauchemar et le force à regarder ses mensonges et ses lâchetés, l’accuse de lui avoir volé ses idées, sa gloire et son succès. Ne serait-ce pas lui aussi qui pousse Barbara à vouloir tout révéler à l’épouse de Jim si ce dernier ne lui donne pas de l’argent… Il n’y a donc qu’une solution…
Cette pièce de Woody Allen vient éclairer, avec beaucoup d’humour, le trajet du Radeau dans son projet d’explorer la série noire : « la vie de personnages bousculée avec force par des drames et la quête pour fuir ou découvrir la vérité… Parcours, souvent initiatiques, qui nous dévoilent sans pudeur les visages de la condition humaine, sans maquillage… » (Extrait du projet de la Compagnie du Radeau)
Mon avis : j'ai retrouvé avec plaisir Woody Allen, ses mots d'humour, ses degrés dans l'écriture, les personnages attachants parfois effrayants, la dualité des gens, de la vie. Servie par des acteurs superbes, cette pièce a répondu à toutes mes attentes. On rie, on est destabilisé par l'histoire, les personnages... A voir ou revoir

Théâtre : Jeux Doubles





De Cristina Comencini
Mise en scène Claudia Stavisky
Traduction Jean Baisnée
Création Célestins 2007
Avec Ana Benito, Marie-Armelle Deguy, Corinne Jaber, Luce Mouchel, Jean Picquet (figurant)
Décor - Christian Fenouillat
Costumes - Agostino Cavalca
Lumières - Franck Thévenon
Son - André Serré
Vidéo - Laurent Langlois
Chorégraphie et danse - Nina Dipla
Jouée au théâtre des Célestins du 7 au 15 nov 2008 et du 13 nov au 16 dec dans le département du Rhône

Liées par les liens magiques de l’adolescence et confrontées ensemble au temps qui passe, quatre femmes partagent avec malice, splendeur et misère leur vie d’épouse et de mère. Quatre femmes dans les années 60. Quatre autres femmes dans les années 90. Les décors et les aspirations ont changé. Mais l’indicible lien, le centre des conversations et les désirs inassouvis animent pareillement le cycle de leurs vies. Leur complicité éprouvée offre une liberté de ton qui donne tout son piquant à leurs conversations quotidiennes.
Nourrie du cinéma par lequel elle est venue au théâtre, Cristina Comencini traverse les époques comme on tourne les pages d’un livre. Elle saisit dans l’instant des mots ou des situations qui résument une vie. C’est cette habileté à parler avec légèreté de choses profondes qui rend la pièce vibrante et drôle à la fois. Si chaque personnage nous touche et si l’ensemble de ces vies, à trente ans d’intervalle, compose une ballade émouvante, c’est aussi grâce aux liens que tisse avec douceur, entre ces huit femmes, la trame mélodique de l’écriture.
Mon avis : De tres bonnes comédiennes, une vraie pensée sur la filiation, l'héritage de nos mères, de bons moments où l'on rit et d'autres plus mélancoliques. Certains spectateurs ont trouvé la 2eme partie plus lente et sans action. Personnellement j'ai aimé les 2 parties...

Ciné : Le crime est notre affaire



Ce film fait partie de la saga Bélisaire et Prudence Beresford
Date de sortie : 15 Octobre 2008
Réalisé par Pascal Thomas
Avec Catherine Frot, André Dussolier, Claude Rich, Chiara Mastroianni, Melvil Poupaud, Christian Vadim, Hippolyte Girardot, Alexandre Lafaurie...
Film français.
Genre : Comédie
Durée : 1h 49min.
Année de production : 2008
Distribué par StudioCanal

Bélisaire et Prudence Beresford se reposent dans leur petit château qui domine le lac du Bourget. Belisaire est heureux, mais Prudence s'ennuie. Elle rêve d'une bonne fée, qui les propulseraient dans des aventures truffées de mystères... Cette bonne fée lui apparaît sous les traits de sa tante belge Babette, qui assiste à un crime horrible de la fenêtre d'un train. Malgré le scepticisme de Bélisaire, Prudence part à la recherche du cadavre. Elle se fait engager comme cuisinière dans un inquiétant chateau, où est réunie une bien curieuse famille, composée d'un vieillard irascible et de ses quatre enfants, et où d'authentiques sarcophages recèlent de bien étranges surprises...
Mon avis : Après "mon petit doigt m'a dit", on retrouve avec un véritable plaisir Bélisaire et Prudence Beresford joués admirablement par Catherine Frot et André Dussolier. Personnages attachants, situations cocasses, de très bons acteurs, une histoire qui se tient ...un pur moment de bonheur et de rire. J'en redemande!

Ciné : La famille Suricate



Réalisé par James Honeyborne
Avec Guillaume Canet
Film britannique.
Genre : Aventure, Documentaire
Durée : 1h 24min.
Année de production : 2008
Titre original : The Meerkats
Distribué par Wild Bunch Distribution

Il était une fois, en Afrique australe, un bébé suricate répondant au nom de Kolo. Ce petit animal carnivore, malin et joueur, va devoir braver la sècheresse et de dangereux prédateurs afin de relever le plus grand défi de sa vie: retrouver ses parents, ses frères et ses soeurs. A travers sa touchante histoire, nous découvrirons aussi la lutte de son espèce pour survivre dans l'immense et somptueuse savane. Grâce à un langage vocal et tactile élaboré et à leur incroyable solidarité, qui rapprochent mystérieusement ces drôles de petits animaux de l'espèce humaine, vous découvrirez une famille... comme la vôtre !
Mon avis : Joli documentaire, de magnifiques photos et paysages...pour les enfants mais de quoi passer un bon moment

mardi 28 octobre 2008

Ciné : Vicky Cristina Barcelona

Réalisation : Woody Allen
Avec Scarlett Johansson, Rebecca Hall, Javier Bardem, Penélope Cruz...
Comédie
Sortie : 8 octobre 2008

Deux amies américaines partent en vacances à Barcelone le temps d'un été. L'une est sur le point de se mairer, l'autre se remet d'une enième rupture amoureuse. Les deux ont des visions diamétralement opposées de l'amour.
Autant la blonde Cristina (Scarlett Johansson, dont c'est le troisième film avec Woody Allen) semble ouverte à toutes les aventures sentimentales, autant la brune Vicky (Rebecca Hall, une révélation) prône la fidélité à un seul homme, en l'occurrence celui qu'elle s'apprête à épouser et qui est resté à New York.
Leur rencontre avec un peintre espagnol particulièrement entreprenant (Javier Bardem, merveilleux en coq certain de son irrésistibilité) et sa volcanique ex-épouse (Penélope Cruz, en harpie d'anthologie) va pourtant jeter le trouble et la confusion dans leur tête comme dans leur coeur.

Mon avis : Superbe comme une majorité des films de Woody Allen. très bonne comédie, très bons acteurs. Tendre, drole, féroce et toute une réflexion sur ce qu'est l'amour....
A voir pour les scenes de ménage en espagnol entre Javier Bardem et Penélope Cruz et en Vo!

Théâtre : 2 moi(s) sans cours



Création théâtrale de et avec Maud Charrel et Ismène Leuenberger-Duval
Compagnie Les gueules d'amour

Vu le 19 septembre 2008 au Carré 30
Y étant allé avec un peu de réticence (le sujet étant sur la recherche du travail), j'en suis ressortie épatée et contente d'avoir passé un très bon moment. Les 2 actrices sont superbes et nous font passer facilement de la tristesse au rire. Longue continuation à cette troupe qui ne fait pas que du théâtre mais de la danse également

Danse : Petites histoires.com / Accrorap


Direction artistique et chorégraphie Kader Attou
Avec Pierre Bolo - Thô Anothaï - Hichem Sérir - Brahim Bouchelaghem - Kader Attou
Costumes Nadia Genez
Scénographie Guillaume de Baudreuil
Lumières Fabrice Crouzet

Spectacle vu lors de la biennale de la danse au transbordeur le 23 septembre 2008.
Un pur moment de plaisir, des danseurs époustouflants, une musique envoutante et plein de petites histoires prenantes, nostalgiques....
Un plaisir doublé puisque cela m'a permis de revoir Kader Attou, ancien camarade d'école primaire!

jeudi 23 octobre 2008

En conversation...avec moi-même


Moi aussi tu sais, il m'est arrivé un beau matin de devoir repenser ma vie.
J'en avais gaspillé plus de la moitié dans l'oubli à ne penser qu'aux autres.
Tout comme toi peut-être.
Je me souviens très bien du matin où je suis entrée en conversation...avec moi-même.
Ce ne fut pas facile au début de revoir ces images de ma vie, en lambeaux, mais je voulais les regarder.
J'avais laissé tellement de gens jouer avec mon coeur, tellement de gens détruire mon âme et me blesser.
J'avais du regret pour le mal que je me suis laissée faire par eux.
Ce matin-là comme dans un rêve, plus j'essayais de me parler, plus je me sentais étrangère à ma propre vir.
Là, j'ai beaucoup pleuré et j'ai osé pour la première fois me regarder, m'écouter. J'ai vu alors la femme que j'étais vraiment et je me suis pardonnée.
Pardonnée de m'être oubliée.
Toute ma vie je me suis sentie fragile et démunie, c'est pour ça d'ailleurs...que j'écris.
Je suis une rêveuse, une solitaire, une petite femme éphémère, avec un coeur grand comme l'océan, qui a aimé jusqu'au bout de son sang.
Il y a toujours des larmes dans mes yeux. Ca c'est pour toutes les fois où je n'ai aps voulu baisser les armes.
J'aurai pourtant dû comprendre,
j'ai passé plus de la moitié de ma vie dans le rêve.
Maintenant je n'ai plus besoin d'anesthésie, je veux vraiment parler à la femme que je suis.
Ce matin-là, j'ai effacé de ma vie tous les souvenirs amer, les mauvais rêves et tout ce qui m'avait fait souffrir.
Je n'ai gardé que le merveilleux et c'est là que les larmes sont revenus dans mes yeux.
Là j'ai souris et j'ai compris que je ne serais plus jamais seule pour pleurer
je venais à peine de me rencontrer...
Anonyme

mercredi 22 octobre 2008

La dame à la licorne

La dame à la licorne est une série de six tapisseries dantant du 15eme siècle (Musée du Moyen Age, Paris).
Cinq d'entre elles representent les 5 sens, la sixieme tapisserie est connu sous le vocable "A mon seul désir" et pourrait être une conclusion philosophique.

La tapisserie que j'ai faite représente l'ouïe.
Je ne peux qu'inviter les gens à aller voir ces merveilles, dans cette pièce sombre où ne ressortent que les tapisseries...un superbe moment.

Fleur

La peinture est à fleur de toile, la vie n'est qu'à fleur de peau.

Eugène Fromentin

Papillon

Quand on veut écrire sur les femmes, il faut tremper sa plume dans l'arc-en-ciel et secouer sur sa ligne la poussière des ailes du papillon.

Denis Diderot

Broderie Madone

Sensations

Par les soirs bleux d'été, j'irai dans les sentiers,
picoté par les blés, fouler l'herbe menue :
rêveur, j'en sentirai la fraîcheur à mes pieds.
Je laisserai le vent baigner ma tête nue.
Je ne parlerai pas, je ne penserai rien :
mais l'amour infini me montera dans l'âme,
et j'irai loin, bien loin, comme un bohémien,
par la nature, heureux comme une femme.

Rimbaud

mardi 14 octobre 2008

Collier de coeur


Un coeur n'est juste que s'il bat au rythme des autres coeurs
Paul Eluard

Collier de perles


Si ton coeur est plein de perles, imite l'huître, ferme bien ton coeur.
Mocharrafoddin Saadi

Collier acidulé

Le rire sucre les larmes

Robert Sabatier

Pendentif bleu

Chez les femmes, la petite fleur bleue a des racines de chêne.

Françoise Parturier

Sautoir

L'Amour est une surprise qui nous arrache à l'insipide, l'attachement est un lien qui se tisse au quotidien.

Boris Cyrulnik

Collier d'épingles

Allégorie

C'est une femme belle et de riche encolure,
qui laisse dans son vin traîner sa chevelure.
Les griffes de l'amour, les poissons du tripot,
tout glisse et tout s'émousse au granit de sa peau.
Elle rit à la mort et nargue la Débauche,
ces monstres dont la main, qui toujours gratte et fauche,
dans ses jeux destructeurs a pourtant respecté
de ce corps ferme et droit la rude majesté.
Elle marche en déesse et repose en sultane;
elle a dans le plaisir la foi mahométane,
et dans ses bras ouverts, que remplissent ses seins,
elle appelle des yeux la race des humains.
Elle croit, elle sait, cette vierge inféconde
et pourtant nécessaire à la marche du monde,
que la beauté du corps est un sublime don
qui de toute infamie arrache le pardon.
Elle ignore l'Enfer comme le Purgatoire,
et quand l'heure viendra d'entrer dans la Nuit noire,
elle regardera la face de la Mort,
ainsi qu'un nouveau-né, sans haine et sans remord.

Charles Baudelaire

Fibule rose

La liberté, c'est toujours la liberté de l'autre.

Rosa Luxembourg

Bracelet mauve


Un baiser, qu'est-ce? Un serment fait d'un peu plus près, un aveu qui veut se confirmer, un point rose qu'on met sur le i du verbe aimer; c'est un secret qui prend la bouche par l'oreille.
Edmond Rostand

boucles d'oreilles rouge

Plus le sage donne aux autres, plus il possède

Lao-Tseu

Boucles d'oreilles rouge et blanche

Quand je n'ai pas de bleu, je mets du rouge

Pablo Picasso

Boucles d'oreilles noir et blanc bis

Il n'y a dans la nature que du noir et du blanc

Francisco de Goya

Boucles d'oreilles acidulées

Les compliments sont les bonbons dont les femmes raffolent toute leur vie : jeunes, pour les croquer à pleines dents; vieilles, pour les faire fondre doucement entre leurs dents.

Auguste Rodin

Boucles d'oreilles poissons


Les larmes sont pour le coeur ce que l'eau est pour les poissons.
Gustave Flaubert

Boucles d'oreilles noir et blanc

Le soleil brille toujours après une nuit sombre

Ngugi

Boucles d'oreilles violet et rose

Richesse et savoir sont rose et narcisse qui ne sauraient fleurir ensemble.

Sharid de Balkh

Boucles d'oreilles bleu et or

La terre est bleue comme une orange.

Paul Eluard

Anneaux

L'oreille est le chemin du coeur

Voltaire

Boucles d'oreilles Orange

L'amoureuse

Elle est debout sur mes paupières
et ses cheveux sont dans les miens,
elle a la forme de mes mains,
elle a la couleur de mes yeux,
elle s'engloutit dans mon ombre
comme une pierre sur le ciel.
Elle a toujours les yeux ouverts
et ne me laisse pas dormir.
Ses rêves en pleine lumière
font s'évaporer les soleils,
me font rire, pleurer et rire,
parler sans avoir rien à dire.

Paul Eluard

Bague Nacre


Entre deux individus, l'harmonie n'est jamais donnée, elle doit indéfiniment se conquérir.

Simone de Beauvoir

Bague Rose

La vie est une rose dont chaque pétale est une illusion et chaque épine une réalité.

Alfred de Musset

Alliances

Le mariage est et restera le voyage découverte le plus important que l'homme puisse entreprendre.

Sören Kierkegaard

Bagues matelassées

Une maison sans femme est aussi vide qu'un écrin à bijoux.

Charlie Chaplin

Spirales de rocailles

Il vaut mieux voir les choses de loin. Au coeur du tourbillon, on ne peut mesurer l'étendue de la tempête.

Michelle Guérin